Alexis Clairaut (1713-1765)

Chronologie de la vie de Clairaut (1713-1765)


Septembre 1759 (2) : Condorcet soutient une thèse publique au Collège de Navarre :
En 1758, [Condorcet] commençait, à Paris, ses études mathématiques, au Collège de Navarre. Ses succès furent brillants et rapides, car au bout de dix mois il soutint avec tant de distinction une thèse d'analyse très difficile, que Clairaut, d'Alembert et Fontaine qui l'interrogeaient, le saluèrent comme un de leurs futurs confrères l'Académie (Arago 54-62, vol. 2, p. 122).
La date de la soutenance provient de (Condorcet 88, p. 23), biographie dans laquelle se trouve la rectification suivante :
Outre d'Alembert, ses juges furent non pas Clairaut et Fontaine, comme le veut la tradition, mais Grandjean de Fouchy et Bézout, si l'on en croit les notes biographiques de l'Institut (Badinter 88, p. 23).

Clairaut et Fontaine feront un rapport, assez négatif, sur les premiers travaux que Condorcet présentera à l'Académie (cf. 5 décembre 1761 (1)).

Clairaut et Fontaine seront encore nommés rapporteur pour deux mémoires de Condorcet (cf. 23 décembre 1761 (1), 22 décembre 1762 (1)), avant que d'Alembert ne remplace Clairaut.

Le 25 juin 1763 :
M. de Condorcet est entré et a commencé la lecture d'un mémoire sur la sommation des suites infinies (PV 1763, f. 252v).

Le 25 janvier 1764 :
M. de Condorcet est entré et a lû un mémoire sur un théorême de M. Euler qui a pour objet les équations différentielles, on a nommé pour l'examiner MM. [suivi de rien] (PV 1764, 12r).

Le 28 janvier 1764 :
M. de Condorcet est entré et a continué la lecture du mémoire qu'il avoit commencé mercredi dernier (PV 1764, 14r).

Le 8 février 1764 :
M. de Condorcet est entré et a fini la lecture de son mémoire du 25 janvier, MM. Fontaine et d'Alembert ont été nommés pour en rendre compte [avis positif le 14 mars] (PV 1764, 19r).

Bertand :
Les écrits mathématiques de Condorcet doivent être lus avec précaution ; quels qu’aient été pour eux les suffrages et les applaudissements des contemporains les plus illustres, la postérité impartiale et sympathique à sa mémoire conserve cependant le droit de les juger. Aucun d’eux ne s’élève au-dessus du médiocre (Bertrand 69, p. 221).

Sergescu :
En 1776-77, l'éditeur Panckoucke donna, en 4 volumes, un Supplément à l'Encyclopédie, sous le titre Nouveau dictionnaire pour servir de Supplément aux Dictionnaires des sciences, des Arts et des Métiers. Condorcet fut chargé de la rédaction des articles d'analyse mathématique dans ce Supplément. [...] Un grand souci d'impartialité le caractérise, quoiqu'il soit ébloui par la personnalité de d'Alembert, à qui il rapporte la plupart des réalisations du dernier quart de siècle, même au risque de sous-estimer les recherches de Clairaut (problème des trois corps). Mais il rend pleinement justice — et plus d'une fois — à Euler, assez mal jugé dans bien des articles de l'Encyclopédie. Condorcet fait également grand cas des travaux de Fontaine et il use très souvent de ses propres méthodes et démonstrations pour exposer les travaux des autres. [...] Le Calcul intégral lui offre l'occasion de s'intéresser à l'intégration des équations différentielles et de signaler, en l'attribuant à Euler, l'intégrale singulière (rencontrée auparavant par Clairaut) (Sergescu 51).
Abréviations
  • HARS 17.. : Histoire de l'Académie royale des sciences [de Paris] pour l'année 17.., avec les mémoires...
  • Hist. : Partie Histoire de HARS 17..
  • PV : Procès-Verbaux, Archives de l'Académie des sciences, Paris.
Références
Courcelle (Olivier), « Septembre 1759 (2) : Condorcet soutient une thèse publique au Collège de Navarre », Chronologie de la vie de Clairaut (1713-1765) [En ligne], http://www.clairaut.com/nSeptembre1759po2pf.html [Notice publiée le 17 août 2011].